40 % des Bac+5 déclassés : Comment un portfolio remplace le CV en 2025

L'économie des diplômes s'effondre au ralenti. En France, 40% des diplômés Bac+5 occupent un poste inférieur à leur qualification deux ans après le diplôme¹, un phénomène documenté dans toutes les économies développées, où le déclassement atteint 52% aux États-Unis avec une persistance sur 10 ans et des écarts salariaux de 33%. Les études CEREQ confirment que le sous-emploi initial n'est pas temporaire : ceux qui commencent déclassés restent bloqués, avec des revenus durablement inférieurs⁸. En France, près d'un tiers des titulaires d'un baccalauréat se sentent déclassés sur des postes d'employés ou d'ouvriers, et 18% des jeunes actifs (15-34 ans) se jugent trop diplômés pour leur emploi². Cela signifie qu'une large part des diplômés ne récupèrent jamais financièrement leurs coûts d'éducation, malgré avoir "tout fait comme il faut". Ils ont suivi le script : quatre ans, des dizaines de milliers d'euros investis et un diplôme qui promettait la sécurité. Ce qu'ils ont obtenu à la place, c'est le déclassement et la prise de conscience silencieuse que "tout faire comme il faut" signifiait suivre un manuel du XXe siècle sur un marché du travail du XXIe siècle qui a cessé de se soucier du pedigree.

Le système n'est pas cassé, il est obsolète. Le problème n'est pas que les universités sont incompétentes, c'est que leur modèle économique et leur infrastructure ont été conçus pour une époque où la connaissance était rare, où l'accès à l'expertise exigeait des campus physiques, et où la certification était le seul signal fiable sur un marché opaque. Ce modèle ne peut pas être réformé de l'intérieur. Il doit être reconstruit.

Le marché l'a remarqué. Le taux d'emploi des Bac+5 de la promotion 2023 atteint 72% un an après le diplôme, en baisse de 2 points par rapport à 2022³. Pour ceux qui décrochent un emploi, le parcours est devenu un chemin de croix : 84% des diplômés de 2024 jugent que leur recherche d'emploi a été difficile, 57% ont dû envoyer plus de 30 candidatures, et 38% ont cherché pendant six mois ou plus⁴. En 2025, les recrutements de cadres débutants devraient chuter de 16%, après avoir baissé de 19% en 2024⁵. L'infrastructure de l'enseignement supérieur (amphithéâtres, programmes standardisés, boucles de retour différées) fut conçue pour certifier des gardiens du savoir, non pour former des bâtisseurs capables de produire. La prime au diplôme ne s'érode pas ; elle s'évapore.

Pendant ce temps, une économie parallèle a émergé. En France, plus de 60% des offres d'emploi publiées début 2024 ne mentionnent plus de niveau de diplôme⁶. Les recruteurs français basculent massivement vers le skills-first hiring : 97% valorisent désormais les compétences plutôt que les diplômes, et 65% des entreprises s'appuient principalement sur des critères de compétences⁷. Quand ils recherchent des talents, ils cherchent des preuves : dépôts de code, portfolios, produits déployés, compétence démontrable. La question n'est plus : où avez-vous étudié ? Mais qu'avez-vous construit ?

C'est le point d'inflexion. Les institutions qui nous ont formés à demander la permission, à attendre les diplômes, les approbations, les validations perdent leur monopole sur l'accès économique. L'avenir appartient aux bâtisseurs qui comprennent une vérité simple : votre travail est votre diplôme.

Les Preuves : Pourquoi les Diplômes Ne Se Traduisent Plus

Soyons précis sur ce qui se passe. Les données ne suggèrent pas une correction ; elles décrivent un effondrement structurel.

Le déclassement est devenu la norme, pas l'exception.

Une étude INSEE 2024 révèle que 15% des jeunes en emploi (15-34 ans) s'estiment déclassés au regard de leurs compétences, et 18% se jugent trop diplômés pour leur poste². Les titulaires d'un baccalauréat occupant des postes d'employés ou d'ouvriers peu qualifiés sont particulièrement touchés : près d'un tiers d'entre eux se sentent déclassés². Et ce n'est pas temporaire : le CEREQ documente que ceux qui commencent en sous-emploi restent bloqués, avec des revenus durablement inférieurs⁸. Ce n'est pas une anomalie générationnelle. C'est un réagencement permanent du marché du travail, où 40% des Bac+5 occupent des emplois sous leur niveau de qualification deux ans après le diplôme¹.

Les employeurs ont perdu confiance en la préparation académique.

Le constat est brutal : seulement 72% des Bac+5 de la promotion 2023 ont trouvé un emploi salarié un an après leurs études, contre 74% pour la promotion précédente³. Mais le chiffre masque une réalité encore plus sombre : 84% des diplômés de 2024 jugent que leur recherche d'emploi a été difficile, soit nettement plus que la promotion 2022 insérée avant le retournement du marché⁴. L'enjeu n'est pas l'intelligence des étudiants, mais le fait que les universités privilégient l'évaluation standardisée au détriment de la résolution adaptative de problèmes. Elles enseignent aux étudiants à performer pour les professeurs, pas pour les clients.

Le recrutement axé sur les compétences explose en France mais l'adoption reste bloquée.

Les chiffres sont éloquents : 97% des recruteurs français valorisent les compétences plutôt que les diplômes (Baromètre Sigma-RH 2025)⁷, et 65% des entreprises s'appuient désormais principalement sur des critères de compétences (LinkedIn 2024)⁷. Plus encore : 60% des offres d'emploi publiées début 2024 ne mentionnent plus de niveau de diplôme requis⁶. Le goulot d'étranglement n'est pas idéologique ; c'est infrastructurel. La plupart des organisations n'ont pas repensé leurs évaluations, leurs flux de travail ou leur intégration pour réellement évaluer les compétences. Mais celles qui le font voient des résultats mesurables : 84% des recruteurs se disent prêts à embaucher un profil pour ses compétences, indépendamment du diplôme⁹.

Les employeurs recherchent exactement ce que les universités n'enseignent pas.

La demande explose pour des compétences que les amphithéâtres ne peuvent pas transmettre. En France, les recrutements dans le secteur de l'IA ont augmenté de 35% depuis 2024, avec 56 000 postes par an attendus en développement IA d'ici 2034¹⁰. Mais ce ne sont pas seulement les compétences techniques : 92% des managers RH considèrent les soft skills aussi importantes que les compétences techniques¹¹. Les employeurs cherchent l'adaptabilité, la communication, la gestion de projet, des capacités qui se construisent par l'action, pas par la mémorisation.

Les descriptions de poste sont réécrites en temps réel.

Indeed France confirme que plus de 60% des offres d'emploi ne mentionnent plus d'exigences de diplôme, et le changement s'accélère⁶. La surface d'évaluation des candidats s'est déplacée de la section éducation d'un CV vers le portfolio, le profil GitHub, l'étude de cas, le produit déployé. Les responsables du recrutement ne lisent pas votre relevé de notes, ils recherchent votre nom en ligne pour voir ce que vous avez construit.

La demi-vie des compétences s'effondre.

Le Forum Économique Mondial projette que 39% des compétences essentielles des travailleurs changeront d'ici 2030¹². Il ne s'agit pas de se reconvertir une fois ; il s'agit de migration continue des compétences. Un diplôme statique, un instantané de compétence datant d'il y a quatre ans, n'a aucune valeur dans un marché où les capacités deviennent obsolètes plus vite que vous ne pouvez mettre à jour un CV. L'actif durable n'est plus le diplôme ; c'est le portefeuille vivant, évolutif, publiquement visible qui prouve que vous pouvez apprendre, vous adapter et produire.

Le coût de l'inaction se compose.

Les recrutements de cadres débutants ont chuté de 19% en 2024, et devraient encore baisser de 16% en 2025⁵. Ce retournement brutal du marché touche particulièrement les jeunes diplômés. L'APEC documente que 84% des diplômés 2024 jugent leur insertion difficile, et près de 40% ont cherché pendant six mois ou plus⁴. La promesse qu'un diplôme garantit la stabilité s'effondre en temps réel. La plateforme brûlante n'est pas hypothétique, elle est là. Le filet de sécurité qu'on vous a promis n'existe pas.

Cette accumulation de données ne relève pas du hasard. Elle dessine les contours d'un nouveau paradigme où la valeur ne se certifie plus, elle se démontre.

Le Changement Philosophique : Des Diplômes à la Preuve de Travail

L'effondrement de l'économie des diplômes résulte d'un désalignement fondamental, non d'échecs institutionnels isolés. Les universités ont été conçues pour certifier la connaissance. Le marché exige maintenant la démonstration de capacité. L'écart entre les deux est infranchissable dans le modèle actuel.

La certification optimise pour la lisibilité : examens standardisés, heures de crédit, moyenne générale. Elle suppose que la compétence peut être abstraite, mesurée et estampillée. La démonstration optimise pour la production : la chose que vous avez mise en ligne, le problème que vous avez résolu, le client qui vous a payé. Elle suppose que la compétence n'est réelle que lorsqu'elle est exercée dans des conditions d'incertitude et de contrainte.

Voilà pourquoi le passage des CV aux portfolios n'est pas cosmétique, il est ontologique. Un CV est une affirmation. Un portfolio est une preuve. Un CV dit : "J'ai été admis dans ce programme et j'ai complété ces exigences." Un portfolio dit : "Voici ce que j'ai construit, voici le problème qu'il a résolu, voici le code, voici le client, voici le revenu." L'un demande la permission. L'autre n'en demande aucune.

C'est ce que nous entendons par Construction Sans Permission. C'est la reconnaissance que dans une économie en réseau, la capacité de créer de la valeur ne nécessite plus de gardiens institutionnels. Vous n'avez pas besoin d'être admis, certifié ou diplômé pour déployer un produit SaaS, pour décrocher un client conseil, pour construire une audience, pour résoudre un problème réel pour une personne réelle qui vous paiera de l'argent réel. L'infrastructure existe. Les outils sont gratuits. La distribution est ouverte. La seule chose qui se tient entre vous et le marché est la volonté de faire le travail et de le montrer publiquement.

La Preuve de Travail est le principe organisateur.

Empruntée aux mécanismes de consensus blockchain, la métaphore est précise : dans un système où la confiance est décentralisée et où n'importe qui peut prétendre n'importe quoi, le seul signal fiable est la preuve cryptographique que vous avez fait la chose. En recrutement, la preuve équivalente est l'artefact déployé, le produit en ligne, l'étude de cas documentée. Vous pouvez falsifier un CV. Vous ne pouvez pas falsifier un historique de commits GitHub, un Substack avec 10 000 lecteurs, ou un client qui se porte garant pour vous sur LinkedIn.

Le marché converge vers ce principe parce qu'il résout le problème central de l'information asymétrique. Les employeurs ne peuvent plus se permettre d'utiliser les diplômes comme proxy de compétence—le signal s'est dégradé. Mais ils peuvent évaluer un portfolio, parce que le travail lui-même est la preuve. C'est pourquoi 84% des recruteurs français se disent prêts à embaucher pour les compétences seules⁹, et pourquoi 93% des diplômés du secteur IA trouvent un emploi sous 6 mois¹⁰. La Preuve de Travail n'est pas idéaliste, elle est efficace.

La Solution PSE : Un Programme Construit sur la Preuve de Travail

La Paris School of Entrepreneurship existe parce que le modèle diplôme-d'abord est structurellement incapable de produire ce que le marché exige maintenant. Nous ne nous sommes pas lancés pour réformer l'enseignement supérieur, nous nous sommes lancés pour remplacer les parties qui ne fonctionnent pas par quelque chose qui fonctionne.

Notre modèle est simple : construire d'abord, diplômer ensuite.

Dès le premier jour, les bâtisseurs PSE produisent. Pas de devoirs pour professeurs, de vrais produits pour de vrais utilisateurs. Pas d'études de cas sur des entreprises hypothétiques, du vrai travail fractionné pour de vrais clients. Pas de problèmes pratiques, des projets qui sont mis en ligne, génèrent du feedback, cassent, sont corrigés et itèrent. Le programme est organisé autour d'un portefeuille de preuves, pas d'une séquence de crédits.

Le Portfolio comme Artefact Principal.

Chaque bâtisseur PSE termine avec un portfolio public et organisé de travaux déployés : produits SaaS, outils alimentés par l'IA, engagements conseil, expériences de croissance, témoignages clients. Ce n'est pas supplémentaire, c'est le livrable. Le portfolio est conçu pour être la surface d'évaluation où les employeurs, clients et collaborateurs évaluent la compétence. Il est indexé, il est consultable, il est lisible pour les recruteurs qui utilisent maintenant les filtres de compétences dans 65% des entreprises françaises⁷.

Compétences que les employeurs ne peuvent pas trouver.

Les données sont explicites : la demande en France monte en flèche pour la maîtrise de l'IA (avec 56 000 postes/an attendus d'ici 2034¹⁰), les soft skills (92% des managers RH les jugent aussi importantes que les hard skills¹¹), et les compétences transversales comme l'adaptabilité et la communication. Ces capacités ne sont pas enseignées en cours magistraux, elles sont construites à travers l'itération. Les bâtisseurs PSE apprennent à utiliser l'IA générative non pas en l'étudiant, mais en l'intégrant dans chaque projet : automatisation de flux de travail, prototypage de MVP, analyse de données clients, rédaction de copy, construction d'outils internes. Ils apprennent le leadership non pas en lisant des études de cas, mais en gérant des équipes fractionnées, en négociant avec des clients et en produisant sous contrainte.

Exposition Directe au Marché.

La crise du déclassement découle d'une boucle de feedback différée, les étudiants n'apprennent pas ce que le marché valorise que des années après l'obtention du diplôme, quand il est trop tard pour corriger le tir. PSE effondre cette boucle. Les bâtisseurs prennent des rôles fractionnés et des projets clients pendant leur programme. Ils présentent leurs projets, ils échouent, ils itèrent, ils produisent à nouveau. À la fin du programme, ils ne cherchent pas leur premier emploi, ils ont déjà un portfolio de travail client, des références vérifiables, et souvent des opportunités concrètes avec les organisations pour lesquelles ils ont produit.

Évaluation du Fossé de Compétences : Où Votre Levier Se Termine-t-il ?

La première étape vers la maîtrise est de savoir où votre levier se termine. La plupart des candidats surestiment leur préparation au recrutement axé sur les compétences parce qu'ils confondent savoir sur un outil avec produire avec celui-ci. L'écart n'est pas la connaissance—c'est la production démontrée.

Auditez Mes Capacités →

La Porte Ouverte : Rejoignez la Révolution de la Preuve de Travail

L'économie du diplôme promettait la lisibilité : faites le travail, obtenez le diplôme, accédez aux opportunités. Ce système se décompose. En France, 72% des Bac+5 trouvent un emploi un an après le diplôme, un recul constant depuis 2021. 84% jugent leur recherche difficile. 40% occupent des postes sous leur niveau de qualification. Le diplôme ne garantit plus l'opportunité, et le coût d'attendre qu'il se corrige lui-même est des années de déclassement et des revenus que vous ne récupérerez jamais.

L'économie des compétences opère sur un principe différent : démontrez la capacité, produisez le travail, laissez le portfolio parler. Elle ne demande pas où vous avez étudié, elle demande ce que vous avez construit. Elle ne se soucie pas de votre moyenne, elle se soucie de votre GitHub. Elle ne veut pas un CV, elle veut une preuve.

PSE existe à l'intersection de ces deux mondes. Nous comprenons que l'ancienne infrastructure est toujours debout, et que la plupart des institutions continueront à optimiser pour les diplômes parce que c'est ce qu'elles savent faire. Mais nous comprenons aussi que le marché français s'est déjà déplacé. 97% des recruteurs valorisent les compétences, 65% des entreprises recrutent d'abord sur les compétences, 60% des offres d'emploi ne mentionnent plus de diplôme. Les recruteurs filtrent par portfolios, pas par pedigree. La guerre des talents est gagnée par les organisations qui peuvent identifier et embaucher des personnes qui ont déjà prouvé qu'elles peuvent construire, et perdue par celles qui attendent toujours le "bon" CV.

Si vous reconnaissez que votre levier vient de ce que vous pouvez produire, pas de ce que vous pouvez prétendre, si vous êtes prêt à construire en public, à prendre du travail client pendant que vous apprenez, à traiter votre éducation comme un processus de construction de portfolio plutôt qu'un processus d'accumulation de diplômes, alors vous comprenez déjà la logique sur laquelle PSE a été construit.

La seule question est de savoir si vous êtes prêt à agir.

Rejoignez la Révolution de la Preuve de Travail →

Sources

  1. Aufutur / VersLeHaut - "40% des diplômés bac+5 occupent un poste inférieur à leur qualification" (2025)

  2. INSEE Focus n°361 - "En 2024, 15% des jeunes en emploi s'estiment déclassés" (septembre 2025)

  3. APEC - "Jeunes diplômés d'un Bac +5" - Taux d'emploi salarié en France (novembre 2025)

  4. APEC - "Une insertion professionnelle plus difficile pour les jeunes diplômés" (novembre 2025)

  5. ITG / APEC - "Emploi des cadres en 2025 : vers une fin de cycle" (mai 2025)

  6. Culture RH / Indeed - "Bilan Recrutement 2025" - Plus de 60% des offres sans diplôme requis (2024-2025)

  7. Kammi / Baromètre Sigma-RH - "Recrutement par compétences : 97% des RH l'adoptent" (2025) ; LinkedIn France - "65% des entreprises s'appuient sur critères de compétences" (2024)

  8. CEREQ - "Inégalités scolaires et professionnelles. Nouveaux regards" (juin 2025)

  9. Courrier Cadres / Indeed - "84% des recruteurs prêts à embaucher pour compétences" (décembre 2025)

  10. Jedha / Digital Campus - "93% des diplômés IA trouvent emploi sous 6 mois ; 56 000 postes/an attendus d'ici 2034" (2025)

  11. Kammi / LinkedIn - "92% des managers RH : soft skills aussi importantes que hard skills" (2025)

  12. World Economic Forum - "The Future of Jobs Report 2025" - 39% des compétences changeront d'ici 2030


Next
Next

How Employers Really Hire in 2026: Why Degrees Alone No Longer Cut It